Fat Bike 20 Pouces
Choisir un fat bike 20 pouces, c'est troquer du roulage contre de la maniabilité. La roue courte accélère plus vite, tourne plus serré et abaisse le centre de gravité ; en contrepartie, elle encaisse moins bien les obstacles et demande une cadence de pédalage plus élevée.
Trois effets se cumulent. L'inertie d'abord : la roue demande moins d'énergie pour être lancée, ce qui se sent à chaque feu. La géométrie ensuite : l'empattement se raccourcit et le rayon de braquage se resserre. La hauteur enfin — à cadre égal, la selle et le point d'enjambement descendent de plusieurs centimètres. C'est aussi ce format qui rend le pliage possible, un cadre à grande roue se repliant beaucoup moins bien.
Aux trajets courts et fréquents d'abord : ville dense, gare, courses. Aux cyclistes qui veulent poser le pied facilement, puisque la selle descend plus bas. À ceux qui rangent le vélo dans un espace contraint enfin, presque tous les modèles pliants reposant sur cette taille de roue. La sélection couvre plusieurs profils de cadre sur ce même diamètre : compacts urbains, châssis rallongés à selle longue, longtails de transport et versions à allure scrambler. Le pneu, lui, reste dans un standard unique : 20 × 4.0.
Un fat bike 20 pouces franchit moins bien : face à un trottoir mal chanfreiné ou à une ornière, l'angle d'attaque est défavorable et le choc remonte davantage. Sur route dégagée, il faut aussi tourner les jambes plus vite pour la même vitesse. La largeur de 4 pouces atténue le premier point en jouant le rôle d'amortisseur, et l'assistance efface le second tant que l'on reste sous les 25 km/h. Au-delà de vingt kilomètres d'un seul trait, la grande roue reprend l'avantage. Pour situer la gamme : l'EP-2 BOOST et le L20 BOOST représentent le versant urbain, le M1 le versant à selle longue.
Oui : la taille de roue ne détermine pas celle du cycliste, c'est la longueur du cadre et la plage de réglage de selle qui comptent. Plusieurs modèles annoncent une plage montant jusqu'à 190 cm.
La vitesse maximale est identique, puisqu'elle est fixée par le bridage à 25 km/h. Ce qui change, c'est la cadence nécessaire pour la maintenir et la roue libre, qui s'éteint plus vite. Sur un parcours plat et long, l'effort perçu est un peu supérieur.
Le standard de la catégorie est le 4.0 pouces, et c'est ce que montent tous les modèles concernés ici. On ne change pas la largeur sans changer la roue. La référence à retenir est le couple imprimé sur le flanc.
Oui sur chemin roulant, gravillonné ou sablonneux, où la largeur du pneu fait l'essentiel du travail. Sur terrain cassant, la petite roue montre ses limites plus tôt, sauf sur les modèles à fourche suspendue.
Parce que le volume plié dépend directement du diamètre. Une roue courte permet de replier le cadre en deux et de rabattre la potence sans dépasser les dimensions d'un coffre. Avec une grande roue, le gain devient marginal et le mécanisme se complique.
Le volume d'air perd sa pression lentement, mais la plage utile est basse et étroite. Un contrôle toutes les deux à trois semaines est raisonnable. Trop bas, le pneu risque de se déjanter en virage appuyé.